Archives de catégorie : Fiscal

Fiscalité et immobilier : ce qui change en 2019

Les réformes de 2019 : un nouveau dispositif d’investissement locatif

 

Grâce au Denormandie ancien, les investisseurs ont pu profiter, depuis janvier 2019, d’une déduction d’impôt de 12% à 21%. Cela est possible uniquement pour l’acquisition d’un bien dans l’une des 222 villes du plan action cœur. De plus, le bien devra faire l’objet de travaux à hauteur de 25% du total de l’opération et le logement devra être mis en location pour une durée allant de 6 à 12 ans.

Ce dispositif est disponible mais instaure un plafond de loyer que le bailleur ne doit pas dépasser ainsi qu’un certain niveau de ressource pour le locataire.

 

Les changements pour le régime des plus-values immobilières

 

Dans le cadre du projet de loi de finance, les contribuables qui mettent en vente leur résidence principale afin de partir s’installer à l’étranger seront exonérés de l’impôt sur la plus-value.

Cette exonération ne s’applique pas à tous, il y a certaines conditions.

Tout d’abord, cette vente doit intervenir dans un délai assez court, c’est-à-dire au plus tard à la fin de l’année qui suit le départ à l’étranger du vendeur. De plus, l’immeuble doit être resté inoccupé durant tout ce délai. Ce régime s’applique uniquement aux non-résidents.

 

Le contrôle de la location saisonnière

 

Jusqu’à présent, les plates-formes de location saisonnière telles que Abritel ou Airbnb n’étaient pas très contrôlées. Cela change en 2019. En effet, depuis le 1ejanvier 2019, ces sites ont l’obligation de transmettre l’ensemble des informations sur les revenus dégagés par les loueurs à l’administration fiscale. Un dispositif de décompte des nuitées a également été mis en place afin de bloquer les propriétaires qui souhaiteraient mettre en location leur résidence principale durant plus de 3 mois par ans.

 

Le CITE, L’éco-PTZ et le dispositif PINEL prolongés

 

Jusqu’au 31 décembre 2019, il est possible de déduire de son impôt sur le revenu une partie des dépenses engagées pour rénover une résidence principale de plus de deux ans. Ce dispositif CITE, qui devait être annulé a finalement été prolongé pour l’année 2019.

CITE est disponible pour tous les ménages sans conditions, cependant, les dépenses sont plafonnées à 8 000€ pour un célibataire et 16 000€ pour un couple.

De même, l’éco-PTZ, ou prêt à taux zéro, voit sa durée de vie augmenter jusqu’en 2021. Dès le 1emars 2019, il sera d’ailleurs élargi avec une durée d’emprunt pouvant monter jusqu’à 15 ans et la possibilité de n’avoir qu’un seul projet de travaux pour y recourir.

La loi PINEL a elle aussi été prolongée. Ce dispositif permet une réduction d’impôt sur le revenu de 12, 18 ou 21% du prix d’achat d’un appartement neuf. Toutefois de nombreuses conditions sont applicables à ce dispositif.

 

Changement en 2019 : la loi Elan

 

La loi Elan instaure en 2019 le « bail mobilité ». Ce bail mobilité concerne la location de logements pour une durée allant de 1 à 10 mois non renouvelable. Ce bail mobilité comprend de nombreux avantages. En effet, le locataire n’est pas tenu de déposer une garantie au début du bail mobilité. Pour éviter les risques pour le bailleur, les locataires sont éligibles à la caution visale. C’est une aide de l’État qui propose de verser une caution en cas de cessation de paiement du locataire.

De plus, le locataire peut résilier le contrat à tout moment et sans avoir à se justifier auprès du propriétaire. Le seul prérequis à la résiliation anticipée du locataire est de respecter un délai de préavis d’un mois. Enfin, aucune clause de solidarité n’est applicable en cas de colocation.

 

Exonération des prélèvements sociaux

 

Depuis le 1ejanvier 2019, les français qui s’installent dans un pays membre de l’union européenne sont exonérés d’une partie de leurs prélèvements sociaux s’ils prouvent qu’ils cotisent à un régime obligatoire local de sécurité sociale. En effet, ceux-ci ne règleront plus que 7,5% de prélèvements sociaux sur leurs revenus français au lieu de 17,2%.

Flat tax : tout comprendre en 3 min

Instaurée par le gouvernement et entrée en vigueur le 1er janvier 2018, la flat tax ou le prélèvement forfaitaire unique est une mesure phare de la campagne d’Emmanuel Macron intégrée dans la loi de finances pour 2018.

 

Qu’est-ce-que la flat tax ?

 

La flat tax, également appelée prélèvement forfaitaire unique (PVU), est un mécanisme qui a pour objectif de simplifier l’imposition des revenus du capital et la fiscalité de l’épargne. Ce système d’imposition impose un taux unique de 30 % à tous les contribuables et se distingue donc de l’impôt progressif dont le taux augmente selon le montant des revenus.

Cette « taxe forfaitaire » ou « impôt à taux unique » en français, est imposé sur les dividendes, les intérêts, les plus-values sur cessions de valeurs mobilières, les assurances-vie, les revenus fonciers, etc.

 

La flat tax est divisée en deux parties :

– 17,2 % au titre des prélèvements sociaux ;

– 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu.

 

Quelles sont les personnes concernées ?

 

La flat tax concerne les revenus du capital.

Vous êtes concernés par la flat tax si :

– Vous possédez des actions dans une société et vous percevez des dividendes. Ce mécanisme s’applique sur les formes juridiques SARL, SAS, EURL et SASU ;

– Vous avez des placements bancaires ou financiers et vous touchez des intérêts ;

– Vous êtes associé dans une société et vous réalisez des plus-values de cessions immobilières.

Toutes les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu peuvent bénéficier de la flat tax et y être assujetties. Cependant, les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés ne peuvent pas opter pour le prélèvement forfaitaire unique.

 

Que choisir entre la flat tax et le barème progressif ?

 

Bien que le mécanisme de la flat tax soit instauré, vous pouvez toujours opter pour le barème de l’impôt sur le revenu. Toutefois, si vous optez pour la flat tax, cela concernera l’ensemble de vos revenus du capital.

Il faut procéder à l’analyse de chaque situation pour que vous évitiez de payer plus d’impôts que vous ne le devriez. Vous avez la possibilité de changer de type d’imposition car vous n’y êtes pas engagé dans la durée. Vous pouvez opter pour la flat tax pendant une année puis opter pour le barème progressif l’année suivante.

Certains facteurs sont à prendre en compte pour faire le bon choix puisque l’imposition dépendra de la nature de votre revenu et sera avantageux ou non selon le montant des revenus perçus.

Opter pour l’impôt sur le revenu (IR) est intéressant pour les personnes non-imposables puisqu’elles subiraient les prélèvements sociaux de 17,2 % au lieu du prélèvement forfaitaire de 30 %.

Dans de nombreux cas, la flat tax est plus avantageuse, notamment pour les personnes qui disposent de capitaux mobiliers significatifs (excepté le livret A, la location longue durée, etc.), généralement soumis à des taux d’imposition importants.

 

La flat tax et l’assurance-vie

 

Les gains générés par les contrats d’assurance-vie font partie des revenus concernés par la flat tax. La flat tax s’applique à l’assurance-vie en cas de rachat partiel ou total effectué par l’assuré sur les gains afférents aux versements effectués après la mise en place de la réforme, c’est-à-dire à partir du 27 novembre 2017.

 

L’imposition s’effectue en deux temps :

– Un prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % est effectué lors du versement de produits des contrats de moins de 8 ans et de 7,5 % sur les produits des contrats de plus de 8 ans ;

– Une taxation de 17,2 % sur les prélèvements sociaux.

 

 

Dividende ou salaire : quelle est la meilleure formule ?

Les dirigeants d’entreprises sont souvent confrontés au dilemme entre salaires et dividendes.  Dans certains cas, il est plus avantageux de se verser un salaire que des dividendes et inversement. Dans cet article, LeBonExpertcomptable vous conseille afin de choisir la meilleure formule.

Les différences entre le salaire et les dividendes

 

Le salaire et les dividendes sont deux moyens de rémunération.

Le salaire est une somme d’argent versée à un salarié en contrepartie du travail qu’il a effectué pour son employeur. Il est constitué d’une rémunération fixe à laquelle peuvent s’ajouter des primes, des avantages en nature, des indemnités, etc.

Le dividende est une rémunération de capital versé par l’entreprise à ses actionnaires ou associés en contrepartie d’une participation au capital social de la société. Ils correspondent à la part des bénéfices engendrés par l’entreprise et sont répartis entre les actionnaires de la société à hauteur du nombre d’actions qu’ils possèdent.

 

Le choix du salaire

 

Les avantages du salaire

Les avantages de la perception d’un salaire mensuel sont :

– Le droit à la retraite ;

– Le droit au chômage ;

– Un contrat de travail nécessaire en cas de location d’appartement, d’emprunt bancaire, etc. ;

– Une protection sociale et mutuelle d’entreprise.

 

Le salaire constitue une sécurité puisque c’est un revenu régulier qui est versé tous les mois, indépendamment des résultats de l’entreprise contrairement aux dividendes.

Le salaire et les charges sociales qui lui sont liées permettent de réduire le montant du bénéfice imposable et peut donc s’avérer très intéressant pour les entreprises qui sont fortement imposées.

 

Les inconvénients du salaire

En France, le principal inconvénient de la perception du salaire est le coût du travail.

Le choix de la rémunération par salaire augmente le poids des charges sociales supportées par l’entreprise. C’est également une charge de travail supplémentaire puisqu’il faut effectuer la gestion de la paie pour les dirigeants assimilés salariés.

Tout salaire est soumis à l’impôt sur le revenu. Cette charge fiscale peut être plus ou moins conséquente en fonction du barème progressif, dont le taux d’imposition varie entre 0 % et 45 %, et des gains annuels.

Lorsque le montant du salaire est jugé excessif par l’Administration, celle-ci verse des sanctions. Les rémunérations exagérées ne sont pas déductibles fiscalement et sont taxées dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.

 

Le choix des dividendes

 

Les avantages des dividendes

Les dividendes ne sont pas assujettis aux charges sociales. Si vous percevez des dividendes, le dirigeant de l’entreprise a le choix entre le prélèvement forfaitaire unique (ou « flat tax ») et le barème progressif après l’application d’un abattement de 40 % en ce qui concerne l’imposition des dividendes. Le prélèvement forfaitaire unique de 30 % est décomposé en deux parties :

– 12,80 % au titre de l’impôt sur le revenu ;

– 17,20 % au titre des prélèvements sociaux.

 

Si vous choisissez le barème progressif, l’abattement de 40 % pour l’impôt sur le revenu vous permettra d’être imposé sur 60 % des dividendes perçus uniquement.

Les dividendes permettent d’alléger le poids des charges de l’entreprise et donc d’augmenter les résultats.

Dans le cas où une personne est le dirigeant de son entreprise et en parallèle le salarié d’une autre entreprise, recevoir des dividendes lui permet d’éviter de cotiser une nouvelle fois pour sa protection sociale (sauf dans certains cas pour le gérant majoritaire).

 

Les inconvénients des dividendes

La perception de dividendes donne lieu au versement de la CSG (Contribution sociale généralisée) et de la CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale), deux impôts qui participent au financement de la sécurité sociale. Ces impôts correspondent à 10 % des montants distribués auxquels il faut ajouter la contribution de revenu de solidarité active.

Dans le cas où le dirigeant de la société perçoit uniquement des dividendes, il ne bénéficie d’aucune protection sociale (sauf dans certains cas pour le gérant majoritaire) et ne valide aucun trimestre de retraite.

La distribution des dividendes n’est pas récurrente car les dividendes ne sont versés que s’il existe des montants distribuables, c’est-à-dire lorsque l’entreprise fait des bénéfices ou lorsqu’elle a des réserves et ils ne sont pas mensualisés.

Pour obtenir le versement des dividendes, il faut attendre l’approbation des comptes de l’exercice. Cette distribution profite à tous les associés et les actionnaires de l’entreprise. Par conséquent, les dividendes ne sont avantageux que si l’associé ou l’actionnaire détient une part importante du capital social de la société.

 

Le choix du versement d’un salaire et des dividendes

Ce choix est intéressant pour les dirigeants associés qui n’ont pas de revenus autres que ceux distribués par leur entreprise. Les avantages de percevoir un salaire ainsi que des dividendes sont :

– Vous pouvez valider les trimestres de retraite (à condition de percevoir au moins 150 smic horaire par trimestre) ;

– Vous pouvez bénéficier d’une protection sociale ;

– Vous pouvez bénéficier du prélèvement forfaitaire unique (flat tax) sur les dividendes ;

– Vous pouvez réduire le montant du bénéfice imposable grâce aux versements de salaires.

 

Les critères pour choisir entre le versement d’un salaire ou de dividendes

 

Quelques paramètres sont à prendre en compte dans le choix du versement d’un salaire ou de dividendes.

 

Les droits à la retraite

 Le versement de dividendes ne permet pas la validation de droits à la retraite. Les droits à la retraite ne sont ouverts qu’avec un minimum de cotisations. La rémunération perçue doit donc générer les cotisations qui permettent d’ouvrir les droits à l’ensemble des prestations.

 

La couverture en sociale

Le niveau de rémunération perçu peut conditionner les indemnités journalières et les prestations d’invalidité et de décès. Le montant des indemnités journalières est uniquement fixé par rapport au montant de la rémunération de gérance perçue car les dividendes ne représentent pas à un revenu du travail mais à un revenu du capital. Par conséquent, plus le salaire est faible et les dividendes élevés, plus les indemnités journalières seront faibles car elles sont proportionnelles à la rémunération du travail.

 

Conclusion

 

Ainsi, le salaire ouvre le droit à des avantages sociaux et représente une sécurité financière vis-à-vis de tiers (banques, organismes financiers ou propriétaires). Cependant, il représente un coût pour le salarié (impôt sur le revenu) et pour l’entreprise (cotisations sociales). La distribution de dividende, moins imposée mais plus aléatoire peut représenter un complément de revenu essentiel.

Auto-entrepreneur : optimisation fiscale du revenu

Le régime de l’auto-entrepreneur, l’auto-entreprenariat ou l’auto-entreprise, est destiné aux personnes physiques créant ou possédant déjà une entreprise individuelle afin d’exercer une activité commerciale, libérale ou artisanale, que ce soit à titre complémentaire ou principal, laquelle remplit les critères du régime fiscal de la microentreprise, et ainsi adopte l’activité d’exercer en franchise de TVA.

 

Le régime de l’auto-entrepreneur fournit un allègement des formalités administratives concernant la création d’entreprise, ainsi que des avantages fiscaux tel qu’un mode de calcul des cotisations simplifié, mais aussi un paiement plus simple concernant les cotisations sociales ainsi que l’impôt sur le revenu. Effectivement, un auto-entrepreneur profite :

 

  • D’une exonération du paiement de la TVA ;

 

  • D’un régime microsocial allégé et simplifié ;

 

  • D’une option possible : le versement libératoire de l’impôt sur le revenu ainsi qu’une exonération de la cotisation foncière pendant trois ans dès la création de l’entreprise ;

 

  • D’une exonération de démarche au centre de formalité des entreprises et d’immatriculation au Registre du Commerce et des Société (RCS) pour les commerçant, au Répertoire des Métiers (RM) pour les artisans. Une exception : un autoentrepreneur choisissant de créer une activité artisanale à titre principal doit obligatoirement s’inscrire au Répertoire des Métiers (RM).

 

Les professions libérales peuvent bénéficier du statut juridique d’auto-entrepreneur. Par ailleurs, l’auto-entrepreneur a la possibilité de bénéficier du statut de l’Entrepreneur Individuel A responsabilité Limitée (EIRL). Pour cela, celui-ci doit affecter un patrimoine particulier à son activité professionnelle, tout en le séparant de son patrimoine personnel.

 

FAIRE LE CHOIX ENTRE LE RÉGIME MICRO ET LE RÉGIME RÉEL

 

Un auto-entrepreneur créant son activité a le choix entre deux régimes concernant son imposition : régime micro BIC ou régime d’imposition réel. Cependant, l’auto-entrepreneur est en franchise de taxe sur la valeur ajoutée, c’est-à-dire qu’il ne peut pas la facturer, et ne peut pas la récupérer. Chacun des régimes dispose d’avantages ainsi que d’inconvénients. Généralement, le régime micro-entreprise, ou micro-entrepreneur, est adéquat pour les activités d’auto-entrepreneur avec une faible dépense. Ce régime s’adresse prioritairement aux prestataires de services. Certains sont automatiquement affiliés au régime micro-BIC comme les entreprises individuelles (avec un chiffre d’affaires réalisé hors taxe inférieur à 170 000€ dans le secteur de la vente et avec un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 70 000 € pour les prestataires de services). D’où le fait que ce calcul forfaitaire du bénéfice imposable ainsi que des cotisations sociales sont très avantageux. Malheureusement, son inconvénient est la réduction de son périmètre : tous ne peuvent en bénéficier. C’est pourquoi le régime réel d’imposition est à prévoir si l’activité de l’entreprise implique de fortes dépenses et charges.

 

LES AVANTAGES DU RÉGIME RÉEL D’IMPOSITION

 

Ce régime réel est ouvert sous toutes les formes juridiques possibles pour un auto-entrepreneur (EIRL, EURL, SASU). L’avantage de ce régime est qu’il élargit les possibilités de l’entrepreneur (par exemple, une couverture sociale grâce à l’affiliation au Régime Général de la Sécurité Sociale s’il n’est pas travailleur indépendant). Par ailleurs, cela engendre une diminution de la gestion administrative. Le grand plus est de pouvoir en tant qu’auto-entrepreneur avec ce régime, s’associer avec d’autres auto-entrepreneur via la création d’une société à plusieurs associés.

 

De plus, en optant pour le régime réel d’imposition, vous justifiez que votre activité est en pleine croissance, car le régime réel est vraiment avantageux à partir du moment où les BIC dépassent les plafonds exigés par la micro-entreprise. D’ailleurs, deux variantes existent concernant le régime réel :

 

  • Régime Réel Normal

Chiffre d’affaires hors taxe supérieur à 789 000 € concernant les activités de vente ;

Chiffre d’affaire supérieur à 238 000 € HT concernant les prestations de services ;

 

  • Régime Normal

Chiffre d’affaire situé entre 70 000 € et 238 000 € HT pour les prestations de services ;

Chiffre d’affaire situé entre 170 000 et 789 000 € HT concernant les activités de vente ;

 

DÉDUCTION DES CHARGES

 

Comme nous l’avons évoqué précédemment, il est important de rappeler que les entreprises individuelles peuvent faire le choix d’un versement libératoire, selon le code général des impôts. Concernant celles qui ne choisissent pas cette option (Versement Libératoire de l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques) peuvent alors faire le choix du versement de leurs cotisations sociales trimestriel, tous les trimestres, en fonction de leur chiffre d’affaires.

 

INCONVÉNIENTS DU RÉGIME RÉEL

 

Concernant le revenu imposable par l’auto-entrepreneur, il n’y a aucun abattement forfaitaire. Ceux affiliés à ce régime ont l’inconvénient principal de déduire eux-mêmes les charges concernant les bénéfices industriels et commerciaux qu’ils ont faits, pour que l’assiette de l’impôt soit la plus juste en fonction des bénéfices du contribuable. Cet inconvénient est le principal car cela engendre un effort de comptabilité. Il est nécessaire de vous faire part d’un certain nombre d’outils et logiciels de comptabilité, pouvant aider, car cela permet à l’auto-entrepreneur d’être concentré au maximum sur les activités de l’entreprise et non de la comptabilité. Pour vous aider, vous pouvez faire appel à un comptable en ligne.

 

CONCERNANT LES FRAIS DE DÉBOURS

 

Les frais de débours, les débours sont des frais avancés par les auto entrepreneurs qui leur permettent de déduire leurs cotisations.

L’auto-entrepreneur va donc faire les achats pour le compte de ses clients, avec l’accord dudit client. Par la suite, il pourra se faire rembourser de manière intégrale. Attention, il est primordial de garder toutes les factures : achat et remboursement car celles-ci doivent se correspondre de façon exacte. Cela est une solution très intéressante, et très rentable pour les auto-entrepreneurs. Si cela vous intéresse, il est indispensable d’être transparent, d’établir un mandat vous permettant d’engager ces dépenses, d’avoir une tenue de compte irréprochable et de conserver au mieux les factures afin de justifier vos dépenses à l’administration fiscale.

 

CONCLUSION

 

Vous l’aurez compris, soit vous faites le choix pour le régime normal. Dans ce cas-ci, votre chiffre d’affaires sera automatiquement intégré lors de votre déclaration d’impôt au centre des impôts, sur le revenu global de la prochaine année civile et vous allez être imposé sur les tranches d’imposition : 0 %, 14 %, 30 % … après l’abattement de 34 %. Soit vous faites le choix du prélèvement fiscal libératoire. Dans ce cas-ci, l’administration fiscal (le FISC) va vous prélever 2,2 % de votre chiffre d’affaire. Attention, dans le deuxième cas, depuis le 1er janvier 2019, vous allez être prélevé « à la source » après avoir fait le choix entre un prélèvement mensuelle ou prélèvement trimestrielle.

 

Il est important de faire appel à des professionnels quant à votre comptabilité car cela est difficile, surtout si vous n’êtes pas très bon en mathématiques ainsi qu’en comptabilité. Par ailleurs, il faut être très vigilant quant aux tranches d’imposition car celles-ci varient énormément selon le revenu imposable lors de la déclaration sur le revenu. Comme nous l’avons évoqué précédemment, le taux d’imposition varie selon votre chiffre d’affaires, mais pas que, selon les salaires de votre habitation : êtes-vous en couple ? Êtes-vous marié ? Êtes-vous pacsé ? Faites-vous une déclaration commune ? Toutes ces choses ont une influence sur le calcul d’impôt.

 

Premier rappel

 

Passé le seuil de chiffre d’affaires, le prélèvement libératoire devient très avantageux. Le seuil varie selon vos salaires. En dessous de ce seuil, l’erreur n’est pas importante, elle va vous coûter quelques dizaines d’euros environ. Par ailleurs, ce n’est pas une catastrophe d’avoir fait le choix du prélèvement obligatoire, seulement si le régime normal est plus avantageux pour vous. Après faire le changement de régime est simple à réaliser. Attention, chose très importante, au-dessus du seuil, l’erreur concernant le régime est plus que négatif de manière très rapide. Il ne faut surtout pas prendre le régime normal si le prélèvement libératoire est plus avantageux.

 

Second rappel

 

La règle d’or afin de minimiser les risques est qu’un auto-entrepreneur déjà salarié, travaillant seul ou percevant des revenus ou percevant des indemnités pôle emploi doit choisir le prélèvement fiscal libératoire. Nous vous conseillons cela car faire le choix du régime normal peut beaucoup vous coûter, l’écart entre les deux est d’environ 3 000 €.

Récupération de la TVA : le guide pratique

La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt général sur la consommation. Celle-ci s’applique à la totalité des biens et des services et est payée uniquement par le consommateur final. Il existe deux taxes sur la valeur ajoutée : la TVA collectée (ventes de biens et services) et la TVA déductible (payée sur les dépenses, déductible du montant à payer à l’État).

 

TVA DUE = TVA COLLECTÉE – TVA DÉDUCTIBLE

LE FONCTIONNEMENT DE LA TVA

 

Cet impôt général sur la consommation se conforme à un principe « non cumulatif ». L’ensemble des entreprises sont affiliées (sauf exceptions). Celles-ci doivent recueillir la taxe sur la valeur ajoutée auprès de leurs clients, et ainsi déduire le montant de celle-ci payées sur les dépenses. Les entreprises ont le choix entre verser la différence à l’État (soit tous les mois, soit tous les trimestres) si leur taxe sur la valeur ajoutée recueillie est supérieure à la taxe sur la valeur ajoutée déductible ou de bénéficier d’un crédit d’impôt de TVA, si à l’inverse c’est la taxe sur la valeur ajoutée déductible qui est supérieure à la taxe sur la valeur ajoutée recueillie.

 

Les entreprises ont donc un rôle de collecteur d’impôt pour l’État en facturant la taxe sur la valeur ajoutée à leurs clients, et la reversant par la suite aux impôts. Concernant leurs fournisseurs, une déduction est faite à la taxe sur la valeur ajoutée, payée sur les achats.

 

La taxe sur la valeur ajoutée est jugée comme un « impôt neutre » car celle-ci n’entraine aucune perturbation sur le résultat des entreprises. Par contre, la TVA permet d’influencer le niveau de trésorerie, ce qui lui permet d’avoir une meilleure gestion.

 

ÉTABLIR UNE DÉCLARATION DE TVA

 

Toute personne assujettie à la TVA peut bénéficier d’une récupération de TVA en respectant des règles applicables à ce sujet. Tout d’abord, il faut établir une déclaration de TVA, une mission complexe pour les auto-entrepreneurs ou micro-entrepreneurs. C’est pour cette raison qu’il est important de s’informer sur les régimes applicables existants. La déclaration se fait sous forme d’un formulaire à remplir. Lors de la première déclaration de TVA, il est nécessaire de s’inscrire. L’entreprise doit alors réalisée une déclaration initiale relevant du régime fiscal de soumission ainsi que des taux d’imposition de TVA.

 

ÉTABLIR LA DÉCLARATION CA12

 

Selon le régime simplifié, une déclaration annuelle de taxe sur la valeur ajoutée doit être établie sous un formulaire CA12 pour la récupération de la TVA. Les créateurs d’entreprises doivent le transmettre au FISC au plus tard début mai pour les entreprises clôturant leurs activités en fin d’année. Concernant les entreprises ayant un exercice retardé ou avancé doivent réaliser le paiement dans les trois mois suivant la clôture de l’exercice. Votre déclaration doit comporter la totalité des ventes et achats réalisés de l’exercice clôturé : autrement dit la totalité de la taxe sur la valeur ajoutée facturée aux clients de l’entreprise, ainsi que celle payée lors de vos achats. Sur cette déclaration, il est demandé de transmettre les deux derniers acomptes versés un an auparavant sauf si ce montant était inférieur à 1000 € pour pouvoir récupérer la TVA. Par ailleurs, il est obligatoire de mentionner le montant de TVA nette correspondant au montant dû au Trésor Public, sauf pour les entreprises étant en situation de crédit de TVA. Selon les acomptes versés, il est possible d’avoir un solde restant, où à l’inverse un crédit de TVA pouvant être différé à l’année suivant ou encore de réaliser une demande de remboursement. Enfin, lorsque toutes ces étapes sont réalisées, il est primordial d’envoyer cette déclaration ainsi que le règlement au centre des impôts.

 

ÉTABLIR LA DÉCLARATION CA3

 

Le régime réel normal ainsi que le régime mini-réel est plus simple, il faut réaliser une simple déclaration de taxe sur la valeur ajoutée mensuelle ou trimestrielle (seulement si le montant annuel est inférieur à 4 000 €) sur un formulaire CA3 en y ajoutant un règlement immédiat pour bénéficier de la TVA récupérable. Il est important de bien remplir ce formulaire : coordonnées de l’entreprise ainsi que les informations générales sur celle-ci, l’adresse du chef d’entreprise, le numéro de SIRET ainsi que le numéro de taxe sur la valeur ajoutée. Ensuite, il est primordial d’indiquer le montant des opérations effectuées, c’est-à-dire l’ensemble des ventes et achats, qu’ils soient imposables ou non. Ils doivent être indiqués par catégories, toujours en hors taxes du mois précédent. Par ailleurs, il est nécessaire de compléter la partie « décompte de la TVA à payer » : reprendre les ventes ainsi que les prestations de services et ainsi indiquer la TVA collectée par rapport au taux applicable. Ensuite, il faut inscrire les montants de TVA payées lors de vos achats, c’est-à-dire la TVA déductible. Enfin, dans la partie « taxes à payer », il faut mentionner le montant dû au FISC, car la TVA collectée est supérieure à la TVA déductible. A l’inverse, les entreprises ont la possibilité d’obtenir un crédit de TVA pouvant être reporté à l’année suivante ou encore faire l’objet d’une demande de remboursement. Bien évidemment, l’étape finale est de transmettre l’ensemble au centre des impôts.

 

CORRIGER UNE ERREUR SUR LA DÉCLARATION DE TVA

 

Les erreurs sont nombreuses lors de la déclaration de la taxe sur la valeur ajoutée. Cependant, un délai existe afin de les corriger. A partir du moment où il y a eu remboursement de la TVA par l’administration fiscale sur une erreur, alors l’entreprise est dans l’obligation de transmettre une déclaration rectificative. Attention car si jamais celle-ci ne le fait pas, la correction de l’administration fiscale coûte chère.

 

LES DIFFÉRENTS TAUX DE TVA APPLICABLES

 

Le taux applicable de taxation sur la valeur ajoutée est proportionnel au prix hors taxe des biens et services, variant en fonction du type d’opération. Il existe quatre taux :

 

  • Taux de TVA normal, habituel appliqué sur la majorité des ventes : 20 % ;
  • Taux de TVA intermédiaire appliqué à des secteurs particuliers : 10 %
  • Taux réduit de TVA appliqué sur les produits alimentaires de base, fournitures d’électricité et de gaz ;
  • Taux de TVA super réduit appliqué sur les médicaments, la presse, les spectacles vivants.

 

LES ENTREPRISES EXONÉRÉES

 

Il se trouve que certaines entreprises ne soient pas contribuables à la TVA pour le Trésor Public. La TVA facturée doit alors être déduite par les entreprises. On appelle la différence : la TVA effective déclarée, c’est elle qui est versée aux impôts. Certaines de ces entreprises bénéficient d’une « franchise en base de TVA ». Pour une entreprise exonérée de TVA, cela veut dire qu’elle ne paie pas de taxe sur la valeur ajoutée : elle ne doit pas mentionner la TVA sur la facturation et n’est pas dans l’obligation de remplir la déclaration mensuelle. Le gros inconvénient, lorsqu’une entreprise bénéficie d’une exonération, repose sur le fait qu’elle ne peut pas récupérer la TVA qu’elle a soutenue lors des achats de biens ou encore lors de prestations de services.

 

 

LES MENTIONS OBLIGATOIRES À MENTIONNER SUR LES FACTURES

 

  • Le numéro de TVA ;

 

  • La date de règlement ;

 

  • Le numéro de la facture originale ;

 

  • Le taux de TVA applicable ;

 

  • Le nom, l’adresse du client ;

 

  • Le montant de TVA à collecter ;

 

  • La date d’émission de la facture ;

 

  • La quantité des biens et services ;

 

  • Le nom, l’adresse de l’entreprise ;

 

  • Le prix unitaire des biens et services ;

 

  • La dénomination des biens et services ;

 

  • La date de livraison des biens et services ;

 

  • Le taux de pénalité encouru en cas de retard de paiement ;

 

  • Le montant hors taxe dû par le client ainsi que les réductions s’il y en a.

Frais repas : Calcul et déclaration à l’administration fiscale

Pour un contribuable, les raisons sont nombreuses de prendre un repas hors du domicile. Cela peut être dû aux horaires de travail particuliers, à l’éloignement du lieu de travail, à l’implantation d’une clientèle, configuration de l’agglomération, ou encore une pause quotidienne ne permettant pas à chaque salarié de rentrer à son domicile pour manger. Même si certaines entreprises mettent à disposition une restauration collective, le salarié n’est pas dans l’obligation d’user de ce service pour déjeuner. Les frais de nourriture sont une dépense personnelle qui en principe, ne peuvent être admise en déduction des revenus lors de la déclaration d’impôt. Cependant, un contribuable qui ne peut prendre ses repas à son domicile, ces notes de frais rentrent dans le cadre des frais professionnels. Attention, il faut justifier et conserver les justificatifs, sans quoi ceux-ci seront déductibles de vos revenus à hauteur de 4 € 80 par jour.

 

JUSTIFIER LES DÉPENSES DE NOURRITURE AFIN DE LES DÉDUIRE

 

Généralement, un repas à domicile est moins cher qu’un repas à l’extérieur. D’ailleurs, cette dépense est considérée comme dépense supplémentaire. C’est pour cette raison que cela doit être évident, inévitable mais surtout justifié de manière précise ainsi que professionnelle. Les justificatifs doivent être prouvés sous forme de factures, de tickets, de notes, d’attestation de l’employeur, d’attestation du restaurateur. Tous doivent indiquer les dates, les personnes invitées, les motifs, les lieux. Ces justificatifs doivent être conservés durant trois années civiles. Sans pièces justificatives, les frais liés aux repas sont sur une évaluation forfaitaire qui ne peut pas excéder 4 € 80 par repas. Par exemple, lorsque vous déduisez vos frais kilométriques, cela est une preuve de l’éloignement de votre lieu de travail par rapport à votre domicile. Que vous mangiez dans une brasserie, ou dans un fast-food, cette dépense est déductible. Cependant, ces frais ne peuvent être trop excessifs, car un plafond existe concernant les dépenses quotidiennes.

 

CALCUL DES FRAIS DE NOURRITURE, FRAIS DE REPAS

 

Le coût de chaque repas à l’extérieur a une limite forfaitaire de 18 € 60 en 2018, que l’on ne peut dépasser alors que le coût des repas à domicile est de 4 € 80 pour l’année 2018. Ce sont deux repas par jour qui doivent être comptabilisés, toujours sur apport de justificatifs écrit. Si l’on fait le calcul, le coût des repas plancher est donc de 9 € 60 (4 € 80 x 2 = 9 € 60).

 

Le contribuable a la possibilité de déduire un montant égal à la différence entre le prix du repas plafonné (18 € 60) et le coût des repas pris à domicile (4 € 80). A noter que le montant maximum du repas plafonné doit seulement être appliqué pour un déplacement professionnel, car si le salarié n’a pas de contrainte à prendre son repas hors de l’entreprise, ce montant est de 9 € 60.

 

Si le salarié ne peut justifier ces repas, c’est la base forfaitaire de 4 € 80 qui est prise en compte, comme nous l’avons dit précédemment. Prenons un exemple : un salarié prenant un repas sans justification cinq fois par semaine durant quarante semaines, va pouvoir déduire 960 € par an (5€40 x 4€80 = 960 € de déduction annuelle.

 

CAS PARTICULIER : TICKETS RESTAURANTS

 

Lorsqu’un salarié bénéficie de tickets restaurant, c’est la somme dépensée qui est diminuée de la participation de l’employeur à l’achat de titres-restaurant ainsi que de la différence entre le montant du repas payé et une somme forfaitaire : 4 € 80 par repas. Par exemple, un salarié bénéficiant de tickets restaurant de 9 €, une partie est payée par l’employeur : 5 € exactement. Si vous prenez un repas à 12 €, sa valeur minorée de la participation de votre employeur est de 7 € (12 – 5 = 7). Vous allez donc pouvoir déduire 2 € 20 de vos revenus : 7 – 4,80 = 2,20 €.

 

PLAFOND DÉDUCTIBLE

 

Un salarié peut déduire jusqu’à 13 € 80 en 2018. Toute dépense supérieure à 13 € 80 est considérée comme excessive. Le plafonnement des repas est fixé 18 € 60, donc le plafond déductible est de 13€80 (18€60 – 4€80 = 13€80). Cette dépense concerne les repas d’affaires, les repas de congrès, les repas de séminaires et les repas de voyages.

 

BARÈME DE DÉDUCTION

 

PRIX DU REPAS LIMITE DE L’EXONÉRATION
Repas pris hors du lieu de travail
Repas pris sur le lieu de travail 6 € 50
Sans justificatif 4 € 80
Sans obligation 9 € 10
Avec obligation 18 € 60

 

Si jamais votre activité professionnelle vous contraint à prendre vos repas hors de chez vous, pensez à déduire ces frais supplémentaires par rapport au prix d’un repas à domicile. D’ailleurs, concernant les repas à domicile, ceux-ci sont évaluée chaque année par l’administration fiscale.

 

Si jamais vous faite partie d’une entreprise n’ayant pas de restauration collective sur le lieu de travail ou à proximité : avec des justificatifs complets et précis, le montant de vos frais supplémentaires est égal à la différence entre le prix du repas payé et le montant défini par l’administration pour un repas à domicile. Sans justificatif détaillé, les frais supplémentaires sont évalués par rapport à l’évaluation de l’administration pour un repas à domicile. Cependant, dans tous les cas, il est conseillé de déduire les frais supplémentaires de repas la participation de l’employeur à l’achat de titres-restaurant.

 

Si jamais vous faite partie d’une entreprise ayant un mode de restauration collective sur le lieu de travail ou à proximité : avec des justificatifs, vous avez la possibilité de déduire le montant des frais supplémentaires égal à la différence entre le prix du repas payé au travail par rapport à l’évaluation de l’administration pour un repas à domicile. Cependant, dans tous les cas, il est conseillé de déduire les frais supplémentaires de repas la participation de l’employeur à l’achat de titres-restaurant.

 

Concernant les frais de nourriture, ceux-ci font également partis des frais réels, qui peuvent être déduits du bulletin de salaire. Cependant, ces dépenses doivent obligatoirement être nécessaire afin d’obtenir des revenus professionnels salariés, d’ailleurs pour obtenir ceux-ci, votre travail vous contraint de vous nourrir à l’extérieur. De là, vous allez pouvoir déduire la différence entre le repas à l’extérieur par rapport à un repas à domicile avec un prix de 4 € 75, avec une pièce justificative. Car si vous ne pouvez pas avoir de pièces justifiant le prix de votre repas, les frais supplémentaires sont estimés à 4 € 75. Si jamais vous faite partie d’une entreprise ayant un mode de restauration collective sur le lieu de travail ou à proximité, votre déduction fiscale se fait par rapport au prix du repas au restaurant d’entreprise et les 4 € 75. Enfin, la participation de l’employeur concernant l’achat des tickets-restaurants doit être déduite des frais de nourriture déductibles.

Distribution de dividendes : calcul et fiscalité

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RÉGIME FISCAL CONCERNANT LA DISTRIBUTION DE DIVIDENDES

On ne considère pas les dividendes comme une rémunération, mais comme des revenus de capitaux mobiliers, c’est-à-dire actions et parts sociales. Ces dividendes sont généralement soumis aux cotisations sociales, lorsque la part distribuée aux associés excède 10 % du capital social, des primes d’émission et sommes versées en compte courant d’associé. Ces dividendes ont comme conséquence, le paiement à la source des prélèvements sociaux, par exemple les intérêts des comptes courants ou des comptes bloqués des associés.

DIVIDENDES ET DISTRIBUTIONS DÉCIDÉS PAR LA SOCIÉTÉ

Chaque société possède des obligations fiscales, après le paiement de l’impôt sur les sociétés, l’entreprise a deux possibilités concernant l’affectation du solde restant : soit mettre le solde restant en réserve, soit le distribuer aux associés de l’entreprise sous forme de dividendes. Chaque année, lors de l’assemblée générale ordinaire, les associés décident de statuer sur les comptes de l’exercice effectué, et ainsi ont la possibilité de se partager ces dividendes, en fonction de leurs participations au capital ou encore selon les modalités des statuts juridiques de l’entreprise. Les sociétés concernées par ces décisions sont les suivantes :

  • Société anonyme ;
  • Société par actions simplifiée ;
  • Société civile ayant opté pour l’impôt sur les sociétés ;
  • Société en nom collectif ayant opté pour l’impôt sur les sociétés ;
  • SARL n’ayant pas opté pour l’impôt sur le revenu en tant que SARL de famille ;
  • Société en commandite simple au titre des distributions aux associés commanditaires.

Les distributions des entreprises immobilières concernant les copropriétés « transparentes » ne se compose pas des dividendes, même lorsque celles-ci sont soumises à l’impôt sur les sociétés. Ces sommes versées aux associés et / ou actionnaires peuvent être issu :

  • Des distributions prélevées sur les réserves ;
  • Des bénéfices de l’année (le bénéfice distribuable est composé du bénéfice de l’exercice réduit par les différentes pertes antérieures ainsi que les sommes misent en réserve (légale ou statuaire) et augmenté, à l’inverse du report à nouveau bénéficiaire).

 

Les dividendes ne sont pas les seules à être vues comme des distributions officielles :

  • Les distributions engendrées via une modification de capital (lorsqu’il y a réduction du capital, cela engendre une répartition des titres entre les associés) ;
  • Le boni de liquidation lorsqu’il y a dissolution d’une entreprise.

Il est obligatoire d’effectuer leurs déclarations par voie électronique depuis le prélèvement à la source qui a débuté le 1er janvier 2019.

 

DISTRIBUTIONS DÉCIDÉS PAR LA SOCIÉTÉ

Ces distributions décidées par la société sont les bénéfices et/ou produits non mis en réserve ou non incorporés au capital ainsi que les dépenses non engagées par l’entreprise dans son intérêt direct, c’est-à-dire dans l’intérêt du dirigeant ou de l’associé, qualifiées de distributions à l’occasion d’un contrôle fiscal.

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MODALITÉS D’IMPOSITION D’UNE PERSONNE PHYSIQUE

Le prélèvement forfaitaire unique : FLAT TAX

Depuis le 1er janvier 2018, les dividendes sont prélevés via un prélèvement forfaitaire unique (PUF) de 30 %, constitué de 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et de 17,2 % au titre des prélèvements sociaux. En 2019, le montant des dividendes brut va devoir ainsi être indiqué dans la case « revenus déjà soumis aux prélèvements sociaux » de la déclaration des revenus 2018. Les dividendes bruts sont, comme nous l’avons indiqué précédemment, soumis au PUF de 12,8 %, c’est-à-dire 128 €. Concernant l’acompte, celui-ci doit être inscrit dans la case « crédit d’impôt égal au prélèvement forfaitaire non libératoire effectué en 2018 » et s’inscrit dans l’impôt dû. Attention, l’associé bénéficiaire des dividendes est soumis à une imposition de 0. Les personnes physiques peuvent opter pour le barème progressif. Voici un tableau récapitulatif :

 

DIVIDENDES PERÇUS EN 2017 DIVIDENDES PERÇUS EN 2018
Acompte non libératoire de 21 % prélevé en 2017 Acompte non libératoire de 12,8 % prélevé en 2018
Imposition en 2018 par application du barème progressif après abattement de 40 %

  

Imputation et / ou restitution de l’acompte : en cas d’excédent

Imposition en 2019 par application du PFU de 12,8 %

 

Ou sur une option globale barème progressif après abattement de 40 %

 

Imputation et / ou restitution de l’acompte (en cas d’excédent)

Taux progressif

Les dividendes sont soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers. Ceux-ci s’ajoutent aux autres revenus du foyer fiscal, puis l’ensemble est soumis au barème progressif selon les tranches de l’impôt sur le revenu. Le revenu net à déclarer doit être calculé selon une règle spécifique : tout d’abord, il faut réaliser un abattement de 40 % sur le montant des dividendes bruts puis soustraire les dépenses réalisées concernant leur acquisition ainsi que leur conservation.  Cet abattement de 40 % est pris en compte uniquement si les dividendes ont été fixés en assemblée générale, si la société distributrice est une entreprise française ou une entreprise ayant son siège sur le territoire de l’Union Européenne ou encore dans un État ayant un accord avec la France afin d’éviter une double imposition.

Attention, les dividendes qui sont distribués via la Société d’Investissement à Capital Variable, via des fonds communs de placements, via des sociétés de capital-risque ne peuvent avoir de droit à cet abattement.

 

DISPENSE CONCERNANT UN PRÉLÈVEMENT FORFAITAIRE

Les personnes physiques dont le revenu fiscal de l’année N-2 est inférieur à 50 000 € pour une personne seule ou 75 000 € pour un couple soumis à l’imposition commune peuvent être exemptés de l’acompte de 12,8 %. Être exempté n’est pas automatique, il faut obligatoirement faire la demande sous forme d’une attestation sur l’honneur à l’établissement payeur. Attention, la date limite est le 30 novembre de l’année précédant celle du paiement.

 

LE BARÈME PROGRESSIF TOUJOURS D’ACTUALITÉ EN 2019

Les dividendes encaissés en 2019 devront par la suite être déclarés en mai 2020 avec les autres revenus de 2019. Comme nous l’avons dit précédemment, l’option pour le barème progressif est possible. Si vous faites ce choix, le prélèvement forfaitaire de 12,8 % va être déduit de l’impôt dû. Lorsqu’il y a un excédent, le surplus est toujours restitué. Mais l’option du barème progressif est un très bon choix étant donné que cela permet de conserver l’abattement de 40 % sur les dividendes bruts et la CSG déductible de 6,8 %. Cependant, il est important de rappeler que le choix de l’option du barème progressif engage quiconque puisque celle-ci est globale pour l’année, celle-ci concerne donc les intérêts et plus-values mobilières également.

Déclarations sociales des indépendants 2019 : guide pratique

Le RSI a été dès le 1erjanvier 2018 jusqu’au 1erjanvier 2020, remplacé par la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI), désormais gérée par le régime général. Les indépendants voient donc leur situation changer. Aujourd’hui, ils peuvent bénéficier d’une exonération de leurs cotisations la première année, sous condition d’un revenu net inférieur à 30 000 €. Il est important de rappeler que depuis le 1erjanvier 2019. Entre 30 000 et 40 000 € de revenu par an, les nouveaux indépendants seront également exonérés de cotisations sociales, mais pas entièrement, car celle-ci va être dégressive ainsi que partielle : plus le revenu augmente dans la fourchette entre 30 000 et 40 000 €, moins vous allez être exonéré. Il est important de savoir que pour les micro-entrepreneurs, c’est-à-dire les autoentrepreneurs, cette année sans cotisations va être suivie de deux années supplémentaires : vous allez payer moins de cotisations sociales (cette mesure est liée à une extension de l’Aide au Chômeur Créant ou Reprenant une Entreprise (ACCRE)).

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LES CHANGEMENTS DEPUIS 2018

Beaucoup d’indépendants vont bénéficier d’une baisse de leurs cotisations familiales et d’une diminution de la CSG. Cela va permettre aux indépendants de bénéficier d’une hausse de leurs pouvoirs d’achat grâce à la diminution des cotisations famille et maladie. Cette baisse a été perceptible dès juin 2018, après la déclaration sociale des indépendants. Il est également important de rappeler que depuis le 1er janvier 2018, la protection sociale des indépendants n’est plus gérée par le régime social des indépendants, c’est-à-dire le RSI mais par le régime général de la Sécurité Sociale. Cependant, cette nouvelle organisation va mettre du temps à se mettre en place, sur une durée de deux années. Fort heureusement, elle n’entraîne aucune démarche pour les indépendants.

Depuis le 1er janvier, les contribuables indépendants paient l’impôt sur les revenus 2019, et ainsi vous auriez dû également payer l’impôt sur le revenu de 2018. Afin d’éviter un double prélèvement, le gouvernement a mis en place un crédit d’impôt spécifique : Crédit d’Impôt Modernisation du Recouvrement (CIMR) car l’impôt dû au titre de vos revenus courants perçus en 2018 a été annulé. Attention, certains revenus exceptionnels restent soumis à l’impôt, n’étant pas concernés par ce crédit d’impôt. Il est possible que vous ayez des réductions ou crédits d’impôt au titre des revenus 2018, ces avantages fiscaux sont maintenus de façon intégrale, et seront restitués par virement courant 2019.

 

LES CHANGEMENTS EN 2019

Les créateurs d’entreprise bénéficient cette année d’une exonération des cotisations sous certaines conditions pour leur première année.

REVENU INDÉPENDANT EXONÉRATION DE COTISATION LA 1ÈREANNÉE
Supérieur à 40 000 € Pas d’exonération
Inférieur à 30 000 € Exonération totale
Inférieur à 40 000 € Exonération partielle

Depuis le 1er janvier 2019, le prélèvement à la source est entré en vigueur. Calculer son chiffre d’affaires est donc essentiel, il est possible d’effectuer un calcul prévisionnel. Concernant les indépendants, un acompte sera réalisé chaque mois, mais il est également possible de choisir la trimestrialisation des acomptes. Ceux-ci sont adaptés en fonction des revenus de l’année en cours. Par exemple, lorsqu’un indépendant cesse son activité, le paiement des acomptes cesse automatiquement.

 

LES REVENUS CONCERNÉS PAR LE PRÉLÈVEMENT À LA SOURCE

Le prélèvement à la source concerne la majorité des revenus : les pensions, les revenus de remplacement, les revenus fonciers, les traitements et salaires, les revenus des indépendants. Si jamais vous êtes en même temps salarié et indépendant, alors l’impôt est prélevé :

  • Pour les salaires: l’impôt est prélevé à la source par l’employeur sur la base du taux de prélèvement calculé et transmis par l’administration fiscale ;

 

  • Pour les revenus d’indépendant: l’impôt sur le revenu de l’année en cours fait l’objet d’acomptes calculés par l’administration, payés mensuellement ou trimestriellement ;

 

LE PRÉLÈVEMENT À LA SOURCE CONCERNANT LES REVENUS DES INDÉPENDANTS

Les indépendants, qui sont titulaires de Bénéfices Industriels et Commerciaux BIC, qui sont titulaires de Bénéfices Non Commerciaux BNC ou de Bénéfices Agricoles BA. Ceux-ci paient leur impôt sur le revenu via des acomptes calculés par l’administration sur la base de la dernière situation connue des services fiscaux et prélevés mensuellement ou trimestriellement.

Attention, il est important de savoir que ces acomptes sont distribués via un prélèvement bancaire. Effectivement, ils sont prélevés entre le 15 janvier et le 15 février, seulement si vous avez opté pour un prélèvement trimestriel.

Attention, une déclaration de revenus est cependant nécessaire et dois être faite chaque année afin de faire le bilan de vos revenus et prendre en compte que ce soit les réductions ou crédits d’impôts. Cette dudit déclaration se faire entre le mois d’avril et le mois de juin. Par la suite, un nouveau prélèvement ainsi que les montant d’acomptes applicables au mois de septembre seront disponible.

 

ACTUALISATION DES ACOMPTES

Il est important de savoir qu’en cas de variation importante de revenus, il est possible d’actualiser vos acomptes à n’importe quand, dans les mêmes conditions que le prélèvement à la source applicable aux salaires. Cette possibilité de modulation est également possible lors d’un changement du quotient familial, par exemple lors de la naissance d’un enfant.

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CHANGEMENT IMPORTANT ENTRE 2018 ET 2020

Depuis le 1er janvier, les contribuables indépendants paient l’impôt sur les revenus 2019, et ainsi vous auriez dû également payer l’impôt sur le revenu de 2018. Afin d’éviter un double prélèvement, le gouvernement a mis en place un crédit d’impôt spécifique : Crédit d’Impôt Modernisation du Recouvrement (CIMR) car l’impôt dû au titre de vos revenus courants perçus en 2018 a été annulé. Attention, certains revenus exceptionnels restent soumis à l’impôt, n’étant pas concernés par ce crédit d’impôt. Il est possible que vous ayez des réductions ou crédits d’impôt au titre des revenus 2018, ces avantages fiscaux sont maintenus de façon intégrale, et seront restitués par virement courant 2019.

Concrètement, la mesure de suppression du régime social des indépendants va permettre aux entrepreneurs d’avoir un meilleur système de sécurité sociale, aussi bien que les salariés. Terminé les démarches longues et compliqués. L’ensemble des indépendants seront affiliés au régime général d’ici à 2020, cependant les indépendants vont conserver leur régime spécifique. Par ailleurs, chose très importante, les nouveaux créateurs d’entreprise auront un interlocuteur spécialement dédié à l’URSAFF, afin de les guider, de les conseiller concernant le lancement de leurs activités : création de compte en ligne, exonérations possibles, répondre à toutes les questions…

 

EXTENSION DES CONDITIONS AFIN DE BÉNÉFICIER DE L’ACCRE

Il est important de savoir que pour prétendre à l’ACCRE, il faut être demandeur d’emploi indemnisé ou jeune de moins de 26 ans. Cependant, depuis le 1er janvier 2019, il suffit d’être créateur ou repreneur d’entreprise et ainsi respecter la limite de chiffre d’affaires de 40 000 €.

 

EXONÉRATION DE LA COTISATION FONCIÈRE DES ENTREPRISES CONCERNANT LES PETITS REVENUS

Le gouvernement a prévu une exonération de la CFE pour les entrepreneurs dont le chiffre d’affaires est inférieur à 5 000 € par mois. Cela va leur permettre de faire des économies, en économisant un montant minimum de 210 €.

 

LA MODULATION DES ACOMPTES DE COTISATIONS EN TEMPS RÉEL

En tant qu’indépendant, la première difficulté est le décalage de l’encaissement de vos revenus et le prélèvement des cotisations. Mais dès cette année 2019, adapter le montant des cotisations aux revenus va devenir possible. Payer les cotisations selon vos revenus en temps réel est maintenant possible, avec une régularisation en fin d’année civile. Une expérimentation qui s’est bien passé a été menée en 2018.

 

LA FIN DE LA DOUBLE DÉCLARATION DE REVENU

Prévue pour 2020 au plus tard, une seule déclaration de revenu n’est à effectuer. Cela va simplifier la vie des indépendants qui, jusque-là, devaient effectuer deux déclarations : déclaration sociale des indépendants concernant le calcul des cotisations sociales ainsi que la déclaration complémentaire de revenus non-salariés concernant le calcul des impôts.

Frais kilométriques: indemnité et barème

Le barème kilométrique permet de calculer ses frais ainsi que ses indemnités kilométriques, également dans le cadre de la déduction des frais réels, concernant la déclaration de revenus. Ce barème kilométrique est généralement publié en début d’année, entre mi-janvier et mi-février.

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BARÈME AUTO 2018

Ce barème a permis de calculer les coûts ou les indemnités kilométriques des contribuables de 2017. Celui-ci est utilisable pour la déclaration d’impôt 2018, et ainsi pour la déduction des frais réels.

NOMBRE DE CV MOINS DE 5 000 KM 5 001 À 20 000 KM PLUS DE 20 000 KM
3 CV et moins 0,41 x d (0,245 x d) + 824 0,286 x d
4 CV 0,493 x d (0,277 x d) + 1 082 0,332 x d
5 CV 0,543 x d (0,305 x d) + 1 188 0,364 x d
6 CV 0,568 x d (0,32 x d) + 1 244 0,382 x d
7 CV et plus 0,595 x d (0,337 x d) + 1 288 0,401 x d

d : désigne la distance parcourue en kilomètre pendant l’année

Le coefficient applicable à cette distance augmente donc en fonction de la puissance de votre véhicule, dans la limite de 7 CV.

EXEMPLE DE CALCUL DU FORFAIT KILOMETRIQUE

10 000 Kilomètres parcourus avec un véhicule de 5 CV en 2017. Votre montant des frais réels calculés selon le barème légale kilométrique forfaitaire est égal à : 0,305 x 10 000 + 1188 = 4 238 €

LE BARÈME 2019

Le barème kilométrique va être publié en début d’année 2019. Toutefois, lors d’une annonce, Edouard PHILIPPE avait annoncé une révision du barème concernant les véhicules de petites cylindrées. D’où l’importance, car l’avantage va augmenter de 10 % concernant les véhicules de 3 CV et l’avantage va augmenter de 5 % concernant les véhicules de 3 CV.

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DÉFINITION

Le barème kilométrique est utilisé afin de réaliser une évaluation forfaitaire concernant le coût de l’utilisation de véhicule par un contribuable. Effectivement, le barème prend en compte l’ensemble des frais, que ce soit l’assurance, le prix du carburant, les réparations ou encore l’amortissement du véhicule. Cependant, le barème ne prend pas en compte les péages, le stationnement, l’emprunt… C’est pourquoi, il faut bien savoir gérer ses factures et reçus.

MODE DE FONCTIONNEMENT

Le barème est évalué selon la puissance fiscale lié au véhicule, ainsi que le kilométrage sillonné dans l’année à titre professionnel. Le conducteur a donc la possibilité d’évaluer le coût total de l’utilisation de son véhicule afin de le déduire de son revenu professionnel ou bulletin de paie.

CONCERNANT LES SALARIÉS : COMMENT CALCULER LE BAREME ?

Ce barème est généralement utilisé par les salariés optant pour la déduction des frais réels. Ceux-ci renoncent donc à la déduction forfaitaire de 10 %. Cet utilisation est limitée à une puissance maximale de 7 CV.

BARÈME CONCERNANT LE COVOITURAGE

Ce barème peut être utilisé afin d’évaluer le coût d’un trajet en covoiturage pour aller travailler, par exemple. Il ne faut pas oublier le prix des péages si besoin.

BARÈME NON MODIFIÉ DEPUIS 2015

Ce barème kilométrique a été modifié pour la dernière fois en février 2015. Il a ensuite été reconduit jusqu’en 2018. L’administration fiscale n’a donc pas fait de modification concernant ce barème kilométrique.

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ACTUALITÉ : RÉÉVALUATION DU BARÈME

Depuis les manifestations des gilets jaunes, afin de calmer la situation dans l’urgence, le gouvernement a annoncé récemment une réévaluation du barème kilométrique concernant les gros rouleurs, ainsi que les voitures de petite cylindrée : 10 % pour les 3 CV, 5 % pour les 4 CV, considérées comme moins polluantes. Cela va permettre d’aider les contribuables effectuant environ 1 500 km par mois afin de travailler, c’est-à-dire environ 70 km par jours. Le nouveau barème kilométrique 2019 est applicable aujourd’hui.

CALCUL DU BARÈME 2019 REVALORISÉES AU 1ER JANVIER 2019

Voici le tableau permettant d’évaluer vos indemnités kilométriques.

CV DE 0 À 5 000 KM DE 5 001 À 20 000 KM PLUS DE 20 000 KM
3 0,451 x km (0,274 x km) + 906 0,315 x km
4 0,518 x km (0,291 x km) + 1 136 0,349 x km
5 0,543 x km (0,305 x km) + 1 190 0,364 x km
6 0,568 x km (0,320 x km) + 1 232 0,382 x km
7 et plus 0,595 x km (0,337 x km) + 1 289 0,401 x km

REMBOURSEMENT DES FRAIS KILOMÉTRIQUES

Il est important de rappeler qu’au niveau de votre activité professionnelle, vous avez la possibilité de vous faire rembourser de vos indemnités kilométriques si jamais vous n’avez pas de véhicule de fonction. Généralement, des notes de frais sont à réaliser. Concernant les réparations non couvertes survenues lors d’un déplacement professionnel, cela est automatiquement imputable au déplacement, d’où l’importance de demander une prise en charge à votre employeur.

CONTRÔLE FISCAL CONCERNANT LE BARÈME

L’intérêt des indemnités kilométriques est qu’elles font partie des frais professionnels, c’est-à-dire pour le contribuable, d’avoir la possibilité de bénéficier d’une compensation financière pour les frais de déplacement, ainsi pour l’entreprise, la possibilité d’intégrer ces frais dans les charges. Que ce soit le contribuable ou l’entreprise, tous les deux bénéficient d’une économie avantageuse d’impôts : le contribuable va percevoir un revenu non déclaré et l’entreprise va soustraire ces frais du résultat de l’entreprise qui ne vont pas être pris en compte au niveau de l’impôt sur les sociétés.

C’est un double avantage non négligeable. L’administration fiscale, lors d’un contrôle fiscal va se concentrer tout particulièrement sur des justifications et sur le rapports entre les revenus et les indemnités kilométriques. Les justificatifs doivent être nombreux : relevés d’essence (vos frais de carburant), relevés d’hôtel, contrôle du motif du déplacement (avec un véhicule de société ou personnel), relevés d’autoroute ( vos frais de péage)… lors d’absence de justificatifs, les revenus seront dans le meilleur des cas, considérés comme traitements et salaires, ceux-ci seront donc fiscalisés. C’est-à-dire que ceux-ci seront par la suite soumis à des prélèvements sociaux car l’administration fiscale va devoir mettre au courant l’ensemble des organismes sociaux de vos irrégularités constatées.

RSI : Calcul et définition

Le Régime Social des Indépendants (RSI) a été créé en 2006. Ce régime comptait plus de six millions de cotisants au 1er janvier 2017. Celui-ci s’adressait aux professions libérales, aux auto-entrepreneurs ou aux artisans, aux petits commerçants ainsi qu’aux travailleurs indépendants, aux entrepreneurs individuels exerçant en freelance. Le RSI assurait le versement des indemnités journalières, prestations maladies, prestations maternité, retraites complémentaires… Cependant, les affiliés du RSI se sont beaucoup plains concernant le calcul des cotisations ainsi que leurs visibilités, mais aussi de courriers parfois contradictoires, la difficulté à se radier… La Cour des Comptes avait signalé ces différents problèmes en qualifiant ce régime de « catastrophe industrielle » dans un de ces rapports en 2012. C’est MACRON, anciennement Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, comme il l’avait indiqué dans son programme de campagne électorale pour la Présidence de la République Française, qui a conduit la réforme du RSI, actée à la rentrée 2017 dans le cadre du vote de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale. Le RSI est donc remplacé dès le 1er janvier 2018 par la SSI : Sécurité Sociale des Indépendants. La SSI est désormais gérée par le régime général.

 

LA FIN DU RSI EN 2018

 

Comme nous l’avons précédemment fait remarquer, c’est durant la campagne électorale que le candidat du mouvement En Marche, Emmanuel MACRON, s’en était violemment pris au fonctionnement du RSI, comme étant un frein pour l’activité des indépendants. Président de la République Française depuis mai 2017, c’est le 1er janvier 2018 que la SSI a vu le jour.

 

LA SECURITE SOCIALE DES INDEPENDANTS

 

La fin du RSI a mis en place la baisse des cotisations sociales afin de contrer la hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG), mais aussi créer une année blanche concernant les créateurs d’entreprise ou encore la suppression totale de la cotisation foncière des entreprises (CFE) concernant les très petites entreprises. La suppression du RSI s’effectue sur deux années : 2018 et 2019. L’alignement du RSI sur le régime général ne veut pas dire uniformisation des statuts. Effectivement, la réforme a été faite pour aider les indépendants. D’où l’importance de faire conserver aux indépendants leurs propres règles concernant leurs cotisations. Si jamais il était question d’aligner leurs cotisations sur celles des salariés, alors il y aurait une très forte augmentation sur leur niveau de contribution. Par ailleurs, avec le régime général, les travailleurs indépendants vont pouvoir acquérir d’une organisation entièrement dédiée.

 

L’AFFILIATION

 

A partir du moment de votre inscription au Centre de Formalités des Entreprises, vous êtes automatiquement affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants. Cette inscription doit se faire dès le début de votre activité quelle qu’elle soit. Les professions libérales sont affiliées à l’agence de professions libérales, tandis que les commerçants, les artisans et les industriels dépendent de l’antenne régionale la plus proche du domicile déclaré. Dès le moment de l’inscription, les entrepreneurs ou auto entrepreneurs sont automatiquement affiliés par l’URSAFF.

 

 

LA DECLARATION

 

Comme auparavant, les entrepreneurs affiliés à la Sécurité Sociale des Indépendants doivent obligatoirement déclarer leurs revenus via une déclaration dite « déclaration sociale des indépendants : DSI ». Cette déclaration est généralement faite en ligne sur le site http://www.net-entreprise.fr/ ou via un formulaire papier (qui vous est automatiquement envoyé par courrier postal). Cependant, attention car si votre chiffre d’affaires de l’année N – 2 avant cette déclaration est inférieur à 3 972, la déclaration doit obligatoirement se faire en ligne. Attention, chaque déclaration, que ce soit en ligne ou sur support papier, celle-ci doit obligatoirement être envoyée avant l’été concernant les revenus de l’année précédente. Vous serez par ailleurs, toujours informé car la date change tous les ans, mais généralement c’est à la mi-mai pour les déclarations support papier et début juin pour les déclarations faites en ligne.

 

LE COMPTE RSI

 

Lorsque vous avez déjà créé un compte RSI afin de réaliser vos démarches administratives, vous devez vous connecter sur le site de la Sécurité Sociale des Indépendants : http://www.secu-independants.fr/ Vos identifiants restent les mêmes.

 

ATTESTATION

 

Vous obtenez l’attestation en vous connectant sur le site de la Sécurité Sociale des Indépendants, comme l’ensemble des documents dont vous avez besoin.

 

COTISATIONS

 

Le passage du RSI à la SSI toujours en cours, n’a généralement pas d’incidence sur les barèmes et cotisations des personnes ayant ce statut. Cependant, la réforme vise à améliorer la qualité du service et ainsi éviter toutes erreurs concernant la gestion des dossiers.

 

LES CAISSES DE RETRAITES

 

La réforme a modifié les caisses de retraite. Effectivement, les anciennes caisses du RSI ont été réparties dans les différentes branches de la Sécurité Sociale des Indépendants. Par ailleurs, celles-ci sont spécialisées au niveau de l’URSSAF, au niveau de la CPAM, au niveau de la CARSAT. Les professions libérales ayant déjà leurs propres caisses de retraite, ne sont affiliées que pour l’assurance maladie. Depuis le 1er janvier 2018, les nouvelles entreprises, micro entreprises auto entreprise ou entreprises individuelles doivent obligatoirement passer à la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV). Par ailleurs, beaucoup de professions libérales seront par la suite affiliés à la Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et Assurance Vieillesse.

 

AUTOENTREPRENEURS

 

Les autoentrepreneurs ont une fiscalité différente des autres, et cela ne devrait pas changer avec le passage du RSI à la SSI. Lors de sa déclaration auprès du Centre de Formalités des Entreprises, ceux-ci sont automatiquement mis en relation avec le régime général.

 

LA REPRÉSENTATION DES INDÉPENDANTS

 

Le 8 janvier 2017, le Conseil de la Protection Sociale des Travailleurs Indépendants a vu le jour, lors de sa première assemblée générale. Celui-ci a mis fin au mandat des administrateurs élus du RSI. Les organisations ont par la suite désigné leurs représentants pour une durée de trois ans. Le Conseil de la Protection Sociale des Travailleurs Indépendants contrôle les instances régionales, et nomme les délégués au niveau des branches maladies, vieillesse, famille. Étant sur le terrain, ce conseil va permettre de repérer les indépendants en difficulté afin de les aider au mieux, avec l’aide social, mais aussi le recours à l’amiable sur certains dossiers ainsi que la médiation.

 

ANNÉE 2019 : ANNÉE TEST

 

Depuis le 1er janvier 2019, les nouveaux entrepreneurs seront automatiquement affiliés aux caisses primaires d’assurance-maladie. D’où le fait que cette année est une année test avant le transfert de l’ensemble des indépendants au régime général dès le 1er janvier 2020. Le vrai challenge est la qualité du nouveau service.

Pour cela, il est nécessaire de mettre tout en œuvre afin de sécuriser les données informatiques concernant la SSI mais aussi les organismes conventionnés. Par ailleurs, améliorer la relation client est également un point clé.